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1er rendez-vous vu par un homme…avec une serial dateuse!

Qu’est-ce que c’est bon de switcher en mode femme ! Et oui, car là je vais vous raconter ma première date vue par les yeux de ma date…de la femme donc!

Samedi : mômes chez leur géniteur, courses faites, trois épaisseurs de poussière aspirées et la paperasse, certes en vrac sur la table, mais traitée en temps et en heure. Truc de fou.

Je suis même en train de switcher en mode cul sans m’en rendre compte.

J’ai instinctivement calé le compte à rebours de mon rituel pré-galipettes sur l’heure d’allumage de ma fusée. 20h. Objectif : ma lune !



Verre de vin à portée de main, la playlist qui va bien, j’en termine avec les détails du ravalement dont je sais pourtant qu’il finira balayé d’un coup de langue appuyé ou par frottements répétés d’une joue à barbe rase pendant la phase « missionnaire ».

Avant la grande chevauchée puis la ruée vers l’or.

Je sais tout à l’avance de toute façon. Comme d’hab.

J’enchaîne les plans baise en guettant les rares qui me sortiront de mon ordinaire. Je plais.

Et je me plais comme ça en ce moment.

Dernière vérification du pelage avant d’enfiler mon habit de lumière.

J’insiste sur mon rond central vu que j’ai bien l’intention de donner le coup d’envoi du match et de voir mon happn m’infliger le supplice de la chèvre qui lèche le sel mais pas sur mes pieds.

En même temps, tout est nickel. La pêche Tinder a été bonne. Ils sont déjà deux à avoir foulé mon terrain cette semaine. Des nouveaux. Pas de good as new. Je suis en phase avec les consignes gouvernementales du moment prônant la diversité.

A ce train-là, je pourrai même briguer le Ministère de la Serial Levrette Durable.

Troisième rencart en sept jours. Score raisonnable. Pas comme moi, mais pas envie de l’être de toute façon. Sauf à faire gaffe à ma fille qui a eu droit à l’ambiance sonore du dernier venu me déguster tardivement mais visiblement pas assez pour qu’elle soit endormie.

J’étais tellement bourrée que je n’arrivais pas à lire l’heure de toute façon.

Ça va me valoir une explication de texte lui indiquant que l’avenir lui appartient et à moi aussi. Que je ne suis pas en jachère éternelle parce que son père a décidé de se faire la malle et que si elle me veut souriante et détendue, ça passe par mes séances de gaudrioles. Et de picole aussi.

Je bois, j’ai envie, je baise. Ma trilogie.

A propos de picole, j’ai assuré le coup pour ce soir chez ce bizarre. Avec le Taittinger que le bruyant a ramené avant hier.

Vu que je lui ai instantanément rincé le gosier à coups de langues baveuse à celui-là,  la boutanche est restée vierge et va être utilement recyclée.

Je claque ma porte et ne donne pas d’heure de retour au chat dont la vue me rappelle de vérifier que j’ai bien des capotes dans mon sac à main.

Il me regarde m’envoler, guillerette.

Petite révision dans le bus. Je reprends le fil happn de mon promis sans grande attention.

En fait, je m’en fou. Je vise le galochage qui annoncera le début de mes émotions.

Avant ça, c’est la routine. Après, aussi.

Sauf à vérifier l’accès à son nid. Deux étapes avant d’accéder à son graal, paraît-il. Un peu chiant mais je devrais m’en sortir. Faut quand même que je repère le trajet retour. Des fois que ça tourne vinaigre et qu’il se transforme en ours puant et mal léché. C’est seulement la deuxième fois que je joue les Déliveroo sans avoir eu un seul échange, sauf écrit, avec le type. Je doute qu’une ribambelle d’hôtesses m’indique les sorties de secours en cas de décompression de la cabine. De toute façon, je saurai vite.

Je ne sais plus quel numéro de dossard il a celui-là, mais depuis deux ans que je cours le marathon des baiseurs, je sais vite si j’ai envie de franchir la ligne d’arrivée avec eux en moins de trois heures ou me rabattre sur mon « super », ma corde raide, le dossard numéro 1, sa terrasse et ses promesses tenues.

Un Fred, lui aussi, tiens ! Comme mon happn de ce soir. Bon présage ?

———————————-

  • J’étais bourrée, j’ai ronflé ?
  • Non. Même pas un filet de bave qui coulait. Tu prends une douche ?
  • Non, pas de douche, merci
  • Un café alors ?
  • Avec plaisir
  • Euh…ne parle pas trop de plaisir ce matin s’il te plaît
  • Oh, écoute, ce n’est pas grave. C’était vraiment cool quand même.
  • Ok. Au lit le café ? Avec une clope ?
  • Yessss !

Pendant qu’il part à poil faire couler le café, la queue toujours aussi pendante, je reconstitue le puzzle des quatorze dernières heures en partant de nos discussions à bâton rompu jusqu’à ce que son bâton se rompe au moment fatidique.

Puis jusqu’à ce matin ou je me réveille pour la première fois avec un type. Sans qu’il m’ait sensuellement mais copieusement embrochée…

Pourtant pas mon truc, les intellos qui me font saliver de partout et s’effondrent au moment où je veux. Le moment où je veux juste me sentir vivre et emplie.

Ça m’est déjà arrivé plusieurs fois, j’ai toujours été plus rapide à « décaler » que les pompiers de Marseille sur un départ de feu en plein été.

Et me voilà plantée, hélas au sens figuré, avec ce Fred qui me livre mon petit noir au pieu – si je puis dire- en me couvrant de caresses et de baisers.

Conversation hésitante entre deux volutes. Il a les boules, forcément. Moi aussi mais je ne lui montre pas. Je la joue cool : si je suis là, c’est que je le veux et que c’était bien.

On évite, on contourne, on profite, on hume l’air de l’autre et finalement, ça passe. On en revient aux mains et vérifions le goût de nos baves de poivrots, le reste toujours inerte.

La découverte d’une connaissance commune fait office de pilier auquel nous nous raccrochons pour palier à mes envies et ses déficiences. Les trois cadavres de champagne trônent sur le plan de travail nous rappelant que rien de tout cela n’était normal.

Juste bon comme il fallait.

Si j’en crois mes quelques neurones qui reprennent vie, nous nous sommes racontés l’un à l’autre en engloutissant des fontaines de bulles, nous avons dansé.

Ma méthode infaillible de galochage express en a pris un coup mais quand je l’ai déclenchée, je me souviens avoir rapidement piétinés mes textiles et les siens.

Je me souviens aussi très vaguement que sa langue et ses doigts ont tenté de donner le change à son inertie bandale. Le goût de sa barbe naissante autour de ses lèvres ce matin me confirme qu’il a bien mis le nez dans mes affaires. Tant mieux. Ce qui est pris est pris. Je garde le silence sur cet épisode histoire d’éviter le thème du cul.

Je me souviens aussi avoir dérogé à mes principes immuables de vie depuis deux ans.

  1. Ne pas aller chez un mec sans l’avoir vu quelque-part avant.
  2. Ne pas me taper un plus petit que moi.
  3. Virer un type qui ne bande pas au moment voulu.
  4. Ne pas me réveiller avec un mec dans mon lit.
  5. Encore moins me réveiller dans le sien.

Mais pourquoi suis-je encore là ? Mais que lui ai-je dit, fait, pas fait ?

Mince. Il me plaît.

Je suis tombé sur un mec qui s’intéresse au moins autant, si ce n’est plus, à combler mon cerveau et mon cœur que mes orifices.

Il est tombé sur une furie lui vantant en détail les mérites du « click and fuck » en commençant à rêver timidement à autre chose.

De quoi s’effrayer mutuellement.

Sauf à avoir la même idée en tête.

L’idée a fait du chemin…

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