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simone veil

A vous Simone : MERCI

Que l’on soit pour ou contre, cette La Loi Veil a permis à des milliers de femmes de choisir. D’être libres.

MERCI à CETTE GRANDE DAME.

Je suis une de ces femmes…

Mai 2010, je fête les 3 ans de mon fils, dans mon bled au fin fond de la France, avec des amis.



Repas arrosé, repas fêté, dans mon bled, on fume, on se détend…

Un air de déjà-vu : en août 2006, même ambiance, même délire à un détail près : les personnes qui m’accompagnent : 9 mois plus tard, il est sur mon ventre et me sourit.

Ce soir de mai, pourtant, je ne cherche qu’à m’amuser, je ne cherche pas à construire une histoire, je profite de mon PQR. 

Quand je vous disais que les PQR c’’est pas bon, c’en est aussi une des raisons : on en sort rien de bon.

Soirée chargée, on s’assume, on rigole, on boit du vin, on fume ce qui rend con et qui surtout détend.

Ahhh, cet étage est porteur de fécondité, la pièce d’à-côté 4 ans auparavant. 

J’aime les plaisirs de la vie, on s’éclate, on n’avait pas calculé cette soirée, sinon on aurait prévu, on s’embrasse, on se caresse, ça devait s’arrêter là. Et puis, l’envie monte, merde, on est défoncé par l’alcool, par des vapeurs de bien-être. 

On s’était promis qu’on n’allait pas plus loin.

Juste le truc d’ado sans aller jusqu’à l’éjaculation.

Merde, on a trop envie, on a envie de se sentir,  lui : en moi, moi : mes parois vaginales l’appellent, le supplient de venir assouvir ce besoin.

Pas de panique, il m’assure que rien n’arrivera, il arrêtera avant…Il n’a pas pu retenir et moi je n’ai pas su l’arrêter à temps.

Putain, les pharmacies sont fermées, c’est férié….

Je fais mes calculs, je suis réglée comme une horloge, j’ovule dans 5 jours c’est bon. C’est bon aucune chance que « CA » arrive.  CA : c’est une grossesse. Oufff !

On finit le weekend, retour à l’insouciance… Rien ne nous arrivera, on est trop fort contre l’univers.  Moi, je contrôle mon corps, ce corps que je ne connais que trop bien….

Merde, j’ai un jour de retard ! je suis réglée comme une horloge, à la journée prés, je sais quand elles arrivent. 

Merde, je devais les avoir jeudi, on est vendredi 18h.

Merde j’ai mal aux seins.

Merde les tétons ont changés de couleurs….

NOOOOOOOOONNNNN, bordel NOOOOOOOOOOON c’est pas possible et pourtant je sais au fond de moi que putain c’est pas possible, merde, le monde s’écroule.

Je pars à la pharmacie, faut que je le sache….

Je prends le test, mais je sais déjà les résultats, je le savais déjà pour la précédente grossesse.

Je me connais. Je pisse dessus mais j’ai pas besoin d’attendre le résultat, je sais que le + va arriver. 

MERDE, BORDEL, PUTAIN mais qu’est ce qui m’arrive. NON, je pleure, je crie, je pleure, je ne peux pas. Ce sont les 4 mots qui résonnent encore aujourd’hui : 7 ans après. Ils résonneront à vie dans ma tête. JE NE PEUX PAS.  Ce n’est pas que je ne veux pas ; c’est que je ne peux pas.

Je suis mère célibataire d’un enfant de 3 ans…

Dans un T2 (une seule chambre), un crédit pour une maison dont je n’habite pas en plus de mon loyer, en pleine procédure judiciaire, un boulot, mais surtout aussi pas de vie de couple, une histoire d’amour : NEANT c’est un PQR.

Ma décision est déjà prise : JE NE PEUX PAS le garder. Quelle vie je lui offrirait? Une vie de merde.

Je ne peux pas, il n’est pas le fruit de l’amour, mais d’une soirée de beuverie : quel cadeau et quel fardeau.  Comme le battement de cœur : ces mots résonneront continuellement  pendant 3 semaines

JE NE PEUX PAS

JE NE PEUX PAS

JE NE PEUX PAS

JE NE PEUX PAS

Désolé, pardon, merci, je t’aime mais je ne peux pas te garder.

Il faut que tu partes, que je te tue, je suis désolé mon bébé, mais je ne sais pas quoi t’offrir : une vie de merde.

J’ai déjà ton frère et je ne lui souhaitais pas cette vie. Une vie de parents séparés, on ne m’a pas élevé comme ça. Je ne pouvais pas te garder. Que dis-je pas TE mais VOUS.

Depuis mon enfance, je rêve d’avoir des jumeaux, vous êtes là et je refuse de mener ma grossesse à terme. 

Le choc à l’échographie, deux poches…Non, décidément, je ne peux pas.

Il a essayé de me faire changer d’avis, me promettant d’être là pour m’aider, m’accompagner… NON, je ne veux pas offrir un cadre bancal à des enfants.

ivg simone veilJ’ai pris le choix de mettre un terme à ma grossesse.

Que je le regrette aujourd’hui ou pas, l’acte est fait. Je vis avec à l’esprit ce choix.

Il est discutable, il est bon ou pas. Je n’en sais rien, il est fait.

Je ne POUVAIS pas les garder, et pourtant je les voulais.

Merci Simone.

De vous être battue pour nous permettre de choisir notre avenir.

Qu’on soit pour ou contre : la décision n’est jamais facile à prendre et la suite est lourde de conséquence.

Vous nous avez offert le choix. Le droit. La liberté. L’accompagnement aussi.

J’ai trois enfants : un vivant et deux dans mon cœur.

Excusez- moi  mes bébés de cette décision mais je ne pouvais pas vous garder.

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Slylie

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