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Soirée loose : mode d’emploi

Après quelques mois sans grand-chose à me mettre sous la main, je reprends ma plume (ou mon clavier) pour vous raconter le 5è volet de mon défi « vivre ma vie sans applis ».

Ça va bientôt faire un an que je n’ai pas vu la couleur d’un tchat, que je n’ai pas liké, poké, charmé de mec virtuel, que je n’ai pas swipé ni reçu de crush.



Ceci étant dit ça va aussi bientôt faire un an que je sors de chez moi sans me dire que le mec horrible que je croise dans la rue tous les jours risque de me pister sur happn, et ça, c’est aussi un grand soulagement!

Bientôt un an, donc. Et la vraie vie sinon ?

 

Ben rien ! La vraie vie de cet été par exemple, ça a été coquillages et crustacés avec mon môme. Rien que nous et les potes, rien que nous et des gens qui pour moi sont « non-sexués ».

Je ne désespère pas mais dans un mois, quand l’année sera révolue, je tenterai certainement de reprendre le train en marche : j’irai adopter des mecs sur le net pour voir si il y a eu du réassort.

En attendant, je vous livre un nouveau plan loose. Pas si récent que ça puisqu’il date du printemps mais il vaut le coup.

Tout commence dans un bar, où je rencontre… tenez-vous bien… un barman !

 

Quoi de plus étonnant dans un bar que de rencontrer un barman me direz-vous ? Et de réussir à en harponner un (Si si, le terme est très bien choisi. Si vous aviez été là vous n’en n’auriez pas choisi un autre).

Je harcèle donc ce barman pendant quelques semaines de suite. Je le piste. Je suis lourdingue. Je bois (trop) derrière son bar.

Il est jeune, je suis vieille. Bref…

Le cliché plus qu’horrible de la femme agressive qui ne lâche pas sa proie.

D’ailleurs si un mec me faisait ça je finirais pas l’insulter. La différence par rapport aux femmes, c’est qu’un homme souvent finit par craquer. Je crois que je l’ai eu à l’usure. Hop c’est parti, je décroche enfin son numéro, griffonné sur un ticket de caisse et j’apprends son beau prénom par la même occasion.

Une semaine de drague par textos…

 

…Et de photos ambiguës échangées plus tard (j’avoue que sur le terrain du sms je suis imbattable).

Nous voilà dans un bar tous les deux – un autre bar que le sien bien évidemment. Nous passons une soirée fort agréable, discutons, discutons encore, nous embrassons, dansons, puis rentrons.

C’est moi qui conduis. Il me dit à gauche, puis à droite puis encore à gauche, puis que sais-je encore si bien que je ne sais pas bien où nous sommes. Il me dit de me garer là. Je me gare là. Et nous descendons de voiture et marchons, marchons assez longtemps à travers un dédale de ruelles entre des tours d’habitations.

Nous faisons l’amour comme des fous,

comme si toute la tension accumulée ces dernières semaines éclatait,

comme si enfin sans ce bar entre nous,

nos gestes exprimaient nos envies de peaux et de chairs.

Nous faisons l’amour une bonne partie de la nuit. L’autre partie nous discutons, nous rions. Jusqu’au matin. Au matin, nous nous endormons enfin.

Seulement voilà, après la nuit, il y a le lendemain.

 

Le lendemain je me réveille, pas toute fraîche car j’ai très mal dormi avec la fenêtre ouverte sur un axe très fréquenté.

Pas toute fraîche car je n’ai pas prévu de petit balluchon pour me changer et me préparer.

Pas toute fraîche car je me demande si vraiment ma présence ici a un intérêt car sérieusement, c’était très sympa mais bon, je ne viens pas de passer la nuit avec le futur homme de ma vie.

Le lendemain je me lève sur la pointe des pieds à midi pour tenter un brin de toilette. Je le réveille doucement pour lui dire que je m’en vais « Ne t’inquiète pas, merci pour cette jolie nuit et à bientôt« .

Le lendemain je pousse la porte de son immeuble et me retrouve en plein jour en tenue du soir au beau milieu d’une cité du 18è arrondissement de Paris. Micro-robe dont il n’est pas utile de préciser la longueur, talons hauts, pochette-sac à main de minette… autant dire que ça passe crème !

Je presse le pas, j’essaye de ne pas me péter la cheville au passage avec mes talons de dix.

Et merde, une grappe de mecs qui trainent devant leur escalier, je suis obligée de passer devant… « Eh, Mademoiselle ! vous avez l’air délicieuse hein ! ». Moi qui milite contre le harcèlement de rue, je fais profil bas, je presse encore plus le pas et j’arrive dans la rue. Ouf.

Mais voilà, ma voiture était là. J’emploie le passé car manifestement elle n’y est plus.

 

La tuile ! La loose ! Je sors mon téléphone de ma pochette. Plus de batterie. Double-loose.

Je suis hyper à l’aise dans cette rue que je arpente pour la troisième fois dans l’espoir de trouver quand même ma voiture. Il n’y a que des hommes dehors, je me sens dévisagée, épiée, déshabillée. Gé-nial !

Perdue dans le 18è, pas de téléphone, déguisée en pute, impossible d’aller sonner chez mon mignon puisque j’ignore son nom. Je suis bien. A quelques dizaines de mètres de là j’aperçois une cabine téléphonique. Plus je m’en approche plus j’ai envie de m’enfuir. Cette cabine porte les stigmates de la violence urbaine : plus de vitres, combiné qui pend. Pas d’autre solution. Regards incessants, regards déshabillant et sifflements. Violence verbale en mode paye ta schneck. Que c’est bon de flâner à Paris. Il faut que je m’échappe de là.

Je rentre dans la cabine, je respire un grand coup pour reprendre mes esprits et arrêter de trembler, je sors ma CB, attrape le combiné et compose le numéro des renseignements. Je suis vite mise en relation avec le commissariat de police du 18è qui me confirme que ma voiture est à la fourrière sous le périph. Su-per. Paye des 150 balles.

Je mémorise tant bien que mal l’adresse et me mets en quête de la station de métro la plus proche. Entre temps il est déjà midi et demi, le soleil me tape dessus et n’arrange pas les choses. Impossible de trouver une station de métro. Impossible de trouver un taxi. J’aimerais me faire toute petite afin d’échapper à tous ces regards dégueulasses.

Hier soir j’étais simplement sexy, ce midi je me sens affublée

d’un déguisement totalement indécent.

C’est le regard des autres qui me rend sale, qui me dégrade.

C’est seulement lorsque je suis à deux doigts de craquer et de me mettre à pleurer qu’un taxi s’arrête enfin à ma hauteur et me laisse monter.

Il me faudra encore surmonter l’humiliation de débarquer dans cette tenue dans une fourrière sous le périph avec encore que des vieux bonhommes crado et l’irritation de payer mon amende mais le soulagement est déjà là.

En revanche j’ai pendant tout ce temps mûri ma conviction qu’on ne m’y prendrait plus. Je ne suivrais plus jamais un inconnu chez lui. Et que ce mec là qui pionce certainement encore tranquillement dans son lit et qui finalement n’était pas un mauvais garçon, il ne me baisera plus.

Conclusion : ne suis pas un inconnu dans sa rue.

 

#neveragain #jamaissansmonbaiseenville

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Laly

#AutoEntrepreneuse & #MamanSolo. Toujours #Energique mais souvent Poisseuse :(. #Naïve mais je me soigne. #Celibattante Every Day.

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