Coup de gueule d'une Célibattante - https://www.celibattantes.fr/

Coup de gueule d’une Célibattante

Ados trentenaires en représentation et célibâtards autophobiques.

Tu les connais… Les amoureux transis, les actionnaires fleuristes et revendicards facebookiens. En fais-tu partie ? En as-tu au moins conscience ? Qu’avons-nous fait de nos rapports humains à s’épier les uns les autres sans parler en se croisant dans la rue… Comment avons-nous laissé internet nous tuer ?



Ex. 1 : Mike et Alex « Merveilleusement bien« 

 

Smiley qui envoie un bisou, au resto chinois, hashtag trop lol les baguettes.
Précision du meilleur ami : « Il est très amoureux de sa gonzesse, tu sais« .
Il l’est à priori, mais moins quand il envoie des sms à ta pote, perdu dans l’espace entre sa loyauté et son calbute, vers une heure du matin… quand Alex dort à côté…

Ex. 2 : Élise et Antoine sont ensemble depuis un an mais ne se parlent pas.

 

Ou Élise parle et Antoine écoute/répond quand ça lui chante. Élise sait qu’Antoine converse par Snapchat, dragouille à tout va… Mais c’est un gars sérieux, respectueux et puis… « C’est Antoine… »
À plusieurs reprises elle subtilisera son mobile pour y découvrir des mots doux échangés avec d’autres filles, ou des élans romantiques envers une nénette bien trop jeune pour lui. Photo des deux sus-dits ou de mains enlacées.
Élise laissera faire, « C’est Antoine » et il lui a laissé le droit de mettre une photo de couple en profil…

Ex. 3 : Jeanne se réjouit pour cette amie qui étale ses photos de vacances en famille, avec clichés enamourés bien sentis.

 

C’est vrai que ça a l’air chouette la Thaïlande.
Elle recevra un « charme » sur un site d’adoption renommé du mari de l’amie, qui apparemment (Jeanne l’espère) ne l’a pas reconnue…

 

À quoi joue-t-on quand on dit ne plus avoir envie de jouer ?

 

Quand on déballe à-qui-n’en-veut (pas) qu’on a enfin trouvé LA BONNE PERSONNE et qu’une sensation de panique se fait ressentir à la simple évocation de ce concept fumant ?
Mais doit-on se résigner et se réveiller chaque matin aux côtés de quelqu’un qu’on tolère ? Pire : qui nous tolère ? Voilà que l’air ambiant se surcharge de possibilités et fait en sorte que plus rien ne suffise. Que tout devienne prétexte d’exigence. Critère.

 

On suffoque de trop d’éventuel.

Voilà que le calcul prévaut sur le sentiment,

et qu’un coup d’oeil circulaire dès qu’on arrive quelque-part

prime sur la promesse d’une main tendue.

 

« Non mais je l’aime bien mais elle a des gosses »
« Sauf qu’il mesure moins d’un mètre quatre-vingts »
« Attends, elle est coiffeuse !! » / « il est comptable… Comptable quoi !!! »

J’essaie modestement de saisir comment on peut être si exigeant avec autrui, sans prendre le temps de s’y intéresser vraiment, tout en étant infoutu de se retrouver face à soi.

 

L’autophobie. Tu la connais ?

 

Tu te retrouves asphyxié par ton propre vide, tu crèves de parler à quelqu’un. Quelques mots pianotés frénétiquement, des émotions et sentiments balancés, n’avoir que faire de la syntaxe pourvu que quelqu’un comprenne ta panique.

L’éternelle histoire du trentenaire qui se réveille plus proche des 40 que des 25 et qui se demande où sont ses 15 ans. À quel moment de science-fiction ses congénères ont eu le temps de se marier et d’avoir des gosses… Lui se la jouait squat chez les potes, ou « into the wild » dans les champs et organisait des bière-pong.

 

La peur. Du temps.

D’avoir perdu du temps.

De ne plus avoir assez de temps.

La peur que ce ne soit que soi avec cette seule tronche à encadrer.

 

Il ne s’agit que de peur.

 

Une peur irrationnelle ressemblant à un énorme monstre boulimique, avide du moindre début de stress ou sensation de gorge nouée.

Émerger le matin en se disant « Fait chier le lit vide » et fatalement passer une journée de merde.

Cette peur grossit grossit – connexion – ah tiens, Machine se fiance – j’aime – grossit grossit, proportionnellement à cette boule d’angoisse acide, calée entre les côtes, bien lotie sur le sternum.

 

Depuis quand n’as-tu pas respirer à pleins poumons ?

 

Tu sais, cette grande inspiration salvatrice qu’on peut enfin se permettre quand on accepte… C’est fou, non ? Parler à quelqu’un. Quel besoin idiot quand souvent la seule personne sur qui ce besoin se porte est précisément celle à qui tu ne DOIS PAS parler.
Réfléchis… Tu l’as aussi cette personne. Ou tu l’as eue. Ou encore elle change de visage. Cette personne qui, au final, ne sera jamais personne. C’est un fait, nous avons aujourd’hui un million de possibilités pour communiquer, et il n’est pas possible de dire à cette personne que tu as mal / peur / ne comprends pas / que c’est dégueulasse / que tu te sens seule… pour la simple raison que c’est humiliant. Bienvenue au collège. Again.

« Fais pas ça, tu te rabaisses »
« Bloque-le »
« Supprime-le de tes AMIS »
En effet, ces petites manipulations informatiques régleront le désordre……. Merci, de rien, bonsoir m’sieurs dames.

 

Il fut une époque où la quête d’une vie était d’être heureux…

 

Auriez-vous imaginé, enfant, que ce but rendrait parfois si malheureux ?

Aujourd’hui il semblerait que cette quête soit d’être heureux et de le faire savoir à tout le monde, même (surtout) ceux qui ne t’aiment pas.

Si c’est sur facebook, que les gens commentent, c’est que c’est réel. Une engueulade ? Photo de profil individuelle. Réconciliation ? Photo de couple. On – off – on – off. Systématisme pathétique.
Toi aussi tu la veux ta carte postale. Ta photo de brunch à deux au soleil, ton week-end de love à Barcelone, ton dimanche au Touquet main dans la main ? Des « attends mon coeur, on prend une photo… ». Banalement, moi aussi, elle et lui aussi. Et s’ils te disent le contraire ils te mentent. Qui ne rêve pas de caresses au réveil ? De balade nocturne à parler de conneries de galaxies, d’étoiles et autres foutaises qu’on n’assumerait qu’à moitié en temps normal ? Toi aussi tu les aimerais ces foutaises, hein…

 

Soignons-nous ensemble, selfisons-nous pour le vrai sourire.

 

Pas pour le nouveau look post-rupture qui dit « Je t’emmerde, je n’ai pas besoin de toi« . Postons-nous pour les yeux rieurs de ce début d’amourette. Faisons-le pour les souvenirs, pour que ça reste.

Grandissons enfin pour que toi qui es seule

tu te dises que tu es ce que tu as de mieux.

Pour que toi qui es accompagné(e) tu poses tout,

que tu arrêtes tout et te barres une fois pour toutes en lui disant d’aller mourir ailleurs…

Ou que tu ailles faire l’amour à ton amour.

 

#ParlonsNous #EcoutonsNous #CommençonsAVivre.

--
PS : 5000 célibataires t'attendent pour boire un verre, échanger, papoter sur The Good Match..
--
PSS : 1000 célibattantes t'attendent sur notre Groupe Privé 100% Féminin pour partager conseils avisés & bons plans..

--
PSSS : Anne, notre astrologue et voyante anime des consultations gratuites par téléphone, inscription ici
Célibattante Anonyme

We are not 35. We are 18 with 17 Years Experience !

1 Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Le 1er Magazine Lifestyle dédié aux Femmes Célibataires & Battantes

Suivez-nous !