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Le feeling était là, et pourtant…

Je m’appelle Sacha, j’ai déjà témoigné sur ce blog dans la rubrique qui donne la parole aux hommes #LOeilDuMâle. Aujourd’hui je souhaite vous raconter l’histoire d’une rencontre. Une rencontre sur internet.

Je suis d’accord, il y a plus glamour. Il y a plus magique.



Mais une rencontre est toujours une histoire. Et comme chaque histoire, elle peut être bonne ou mauvaise.

Rares sont les personnes qui ne sont jamais allées sur un site de rencontres. Alors je vais vous passer les détails de la séduction 2.0.

On se parle. Un peu timidement au début.


 

Puis la discussion nous fait sourire.

On devient enjoué.

On se prend au jeu.

On rigole.

Et on scrute la réponse avec impatience.

 

S’ensuit la rencontre.

 

C’est marrant parfois cette phase. Souvent, ce n’est pas vraiment ce a quoi on s’attendait. La magie de la discussion disparaît. Remplacée par une gêne polie.
Le charme n’est plus là.

Mais là, O miracle. C’est naturel. Fluide.

La magie est restée.

On se surprend à blaguer.

On parle de tout et rien.

On se fait des confidences.

 

Tout va bien. C’est ce que j’appelle « Le Feeling ».

 

En fait, elle est comme moi.

Aussi folle, aussi excessive

Les pieds sur terre mais la tête dans la lune.

Avec autant de contradictions que moi.

 

Même ses défauts vont bien avec mes qualités et inversement.

 

Ok tout est pas parfait.

Je sens des blessures. Des cicatrices toujours douloureuses qu’elle cache derrière un sourire de façade et une légèreté excessive.

C’est une écorchée vive. Je connais bien. J’ai mes cicatrices aussi.

 

Le temps où ces cicatrices me lancinaient,

où j’en avais honte, est terminé.

Je les porte maintenant avec fierté comme un soldat après avoir

traversé le champs de bataille,

conscient de la chance qu’il a d’être toujours debout.

 

Elle a un enfant. Elle a déjà eu une vie. Assez tourmentée.

 

Ok ce n’est pas l’idéal.

Pour être franc, c’était une règle d’or que je m’étais fixée : pas de femmes qui ont déjà des enfants. Pourquoi me direz vous ? Pourquoi être si fermé?

Pour deux raisons.

 

La première : j’ai toujours voulu que la découverte de la maternité soit une nouvelle chose pour nous deux.


 

Que cette création, tellement indescriptible de bonheur, ces étapes, soient une nouveauté pour chacun de nous. Une surprise.

Oui je suis un mec. Mais ce n’est pas pour ça que je ne pense pas à fonder un foyer et à avoir des enfants.

Non non, on ne pense pas qu’à la bière, aux matchs de foot et aux beuveries.

Ok, comme je suis lancé, je vais vous expliquer la deuxième raison. Soyons franc jusqu’au bout.

 

La seconde : cela m’est déjà arrivé. Et j’ai souffert.

 

Tout se passait bien. J’étais amoureux. Je m’entendais bien avec son fils. On jouait ensemble. On partageait.

Presque une petite famille recomposée.

Jusqu’au jour où ça n’allait plus avec ma compagne, la maman donc.
Et je repasse à la case « je ne suis personne ».

Et oui je ne suis pas le père, je suis le « boy-friend ».
Donc double effet : je perds ma compagne, je perds son fils avec qui j’aimais être.
Pas le droit de garde (normal), pas le droit de le revoir (compréhensible), plus rien…

Donc du jour ou lendemain, tu perds tout. Et aussi son bout de chou, auquel tu t’es attaché, pour lequel tu as de l’affection, c’est un déchirement.

Donc voilà le pourquoi de ma règle. Une responsabilité, une complication, un risque de plus que je préférais éviter.

 

J’en reviens à mon idylle.


 

Elle n’est pas tout a fait franche.

 

Il faut que je lui pose la question pour qu’elle me dise qu’elle a un fils. C’était écrit nul part et pas sur la petite fiche descriptive, légèrement ridicule que l’on remplit sur les sites.

Je ne lui en tiens pas rigueur. Après tout, elle est la pour faire des rencontres. Elle a mis son costume de femme séductrice, et pas celui de maman qui pouponne. Normal.

J’avoue qu’à cette annonce j’hésite. Mais l’accroche est là, je me sens bien. Ok ne soyons pas fermé. Après tout, au vu du nombre de règles que j’ai transgressées dans ma vie, je ne suis plus à ça près.
Donc je lui dit que j’aurais préféré qu’elle n’ait pas d’enfant mais essayons quand même. Elle me donne envie de prendre des risques.

Et le premier rendez-vous se passe bien. Vraiment bien.

 

Bon, les fantômes du passé sont là.

 

Elle me rabâche toutes les heures qu’elle ne veut pas de plan cul. Je comprends. Je lui dis « ok attendons 15 jours pour le sex, ça me va très bien« .

Et ça m’allait très bien.

Je me sentais bien avec elle.

J’aimais ce qu’on partageait.

Je ne m’ennuyais pas.

 

Vient le deuxième rendez-vous.

 

Et là vous ne l’avez peut-être pas décelé. En tout cas aucun mec qui aura lu ces quelques lignes ne l’aura décelé.
Mais j’ai fait une grave erreur. Elle est passée inaperçue. Et à ce moment là, même moi je ne m’en suis pas rendu compte.

D’autant qu’entre les deux rendez-vous, tout se passe bien. On se fait 30 voir 50 texto par jour, on se parle de nos vies, de tout et de n’importe quoi, qu’on a envie l’un de l’autre, on rigole sur Whattsap. Idyllique.

Et là arrive le deuxième rendez-vous. Je me dis qu’il faut prévoir un truc un peu sympa. Pourquoi pas un théâtre? Super idée! Mais quelle pièce? et là, merci ticketac, je me mets à la recherche d’un pièce drôle mais aussi qui ressemble à notre rencontre. Et je trouve : Adopte un Jules! Je sens que c’est l’idée du siècle! Et on a ri…beaucoup ri…je sens que cette soirée va être au top.

On sort du théâtre, de bonne humeur, elle m’invite chez elle.

Elle est parfaite.

Elle avait déjà préparé un petit apéro dinatoire. C’est mignon.

 

Je ne vois pas du tout arriver la tempête.

Mais comme je l’ai dit plus haut j’ai fait une maladresse.

Une erreur que je vais payer cher.

 

Et ce qui devait arriver arriva… Le sujet de son fils qui jaillit d’une façon imprévisible.

 

Juste après le « Je te ressers du vin? ».

Souvenez-vous. J’ai dit que j’aurais préféré qu’elle n’ait pas d’enfant, ça aurait été plus simple.

Quelle phrase maladroite ! Une petite phrase qui a trotté toute la semaine dans sa tête.

 

En plus, j’ai zappé une autre règle : pour une même phrase un homme et une femme ne comprennent pas la même chose.

 

Pour moi, malgré ma maladresse, c’était dans le contexte de notre rencontre.

Mais elle n’a retenu que le fait que j’ai dit que son fils était un problème. Conjugué au fait que son dernier mec l’a quitté à cause de ça…

 

L’instinct de protection maternelle et féminin ressort.

« L’amour maternel ne connaît point de bornes » Charles Dubois

 

Donc je me prends en frontal « Mon fils ne sera jamais un problème, JAMAIS ».


 

Aller expliquer maintenant, devant la lionne qui a sortie ses griffes, que ce n’est pas ce que vous vouliez dire.

Que c’était juste dans le contexte de notre rencontre.

Que ce n’était pas rédhibitoire. Pus du tout maintenant que je la connais.

 

J’essaye en vain.

L’instinct de protection a repris le dessus.

Le mal est fait. Je m’en rends compte.

Et voilà comment on perd si vite quelque chose qui aurait pu durer si longtemps.

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Sacha

#MediaCelib & #Passionné | #Epicurien, en constant apprentissage| Un jour je te trouverai | Stay Hungry, Stay Foolish !

2 Comments
  1. Bonsoir Sacha,
    Je suis Maman fière de l’être mais pour autant je ne le marque pas dans un profil… Quand je sens qu’il y a un feeling, je le dis. Naturellement.
    L’instinct de mère et de femme m’empêche de le marquer, peut-être la peur de tomber sur un pervers…
    Effectivement, dire que l’enfant est un problème a peut-être été mal amené ;-)… Cependant, si le feeling était vraiment là, je pense qu’elle aurait cherché à te comprendre et à parler avec toi.. ce n’était donc pas la bonne! Bonne continuation dans tes recherches de la perle rare !

  2. (j’ai peur d’être maladroite, mais je pose ma question 🙂
    … et ensuite ? qu’est-ce que tu as dit, Sacha ?
    Je crois que, comme tu dis, nous sommes tous écorchés à des endroits ou d’autres. Si j’avais été à sa place, ça m’aurait fait du bien si tu avais pu dédramatiser, me prendre dans les bras, reconnaître que cette phrase que tu avais lâchée était peut-être maladroite, que tu parlais de ta peur et non de son fils, peut être que moi aussi, j’ai des peurs, et que ça n’empêche en rien de faire un bout de chemin ensemble…

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