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J’ai trouvé l’harmonie avec une femme

Je m’appelle Carine, j’ai 34 ans (et demi, mais ces 6 mois là on peut les oublier hein ?!).

J’ai rencontré le père de mes enfants (que j’appellerais Jules) en 2007. Je suis immédiatement tombée sous son charme, son charisme. Nos débuts ont été agréables… Mais rien de passionnel non plus, du moins de son côté. Ce n’était pas un début de relation comme d’autres peuvent le décrire « avec passion ». Nous nous sommes pacsés en 2008. Mais rapidement, notre « relation agréable et sympatoche» est retombée pour plonger dans la routine, l’ennui.



J’aurais du comprendre dès le début que cette relation était foutue d’avance. Mais que voulez-vous, je suis taureau, je fonce tête baissée (et tête la première surtout pour la chute !)

Bien sûr, la routine s’installe dans tous les couples, mais lorsque vous passez vos soirées, vous devant la télévision et lui sur son ordinateur sans même vous adresser un mot… Plus aucun baiser, plus de gestes tendres.

Notre vie de couple se résumait à se croiser entre deux écrans.

Mais j’avais espoir.

Espoir qu’il redeviendrait le Jules que j’ai connu à nos débuts. Parce que moi, je l’aimais, sincèrement… Mot qui ne sortait jamais de sa bouche…

Nous avons changé de région. Je me suis dit que ce serait un nouveau départ, un nouveau souffle pour notre couple. Que nenni… rien n’a changé, bien au contraire, ça s’est aggravé.

Mais j’étais toujours confiante et attendais des jours meilleurs. Il y a bien des moments où il semblait plus amoureux… c’était quand il y avait des personnes autour de nous… Comme s’il avait besoin de montrer une belle image harmonieuse de notre couple.

Le temps a passé, et toujours la même rengaine.

 

Je rentrais du travail, il était sur son ordinateur m’adressant un regard en coin, je ne suis même pas sûre qu’il captait que j’étais présente. J’allais faire les courses seule, j’allais me promener seule.

Autant vous dire que pour ce qui était de nos relations intimes, c’était plus qu’espacé !! On ne partageait plus rien hormis notre compte en banque et nos impôts.

J’attendais toujours de lui un geste d’affection, une parole rassurante… mais rien… Mais je suis têtue (ou bête, au choix),  j’ai donc continué à faire comme si j’étais heureuse, toujours dans l’espoir qu’il m’aime vraiment et que notre relation évolue.

Il a suffit d’une fois pour que je tombe enceinte (comme je vous l’ai dit plus haut, nos relations étant tellement espacées que je me rappelle de la date exacte où nous avons « procréé »). Ca a été une douche froide… autant pour l’un que pour l’autre… on ne s’y attendait pas… Pour seule réponse de sa part, j’ai eu droit à « j’ai l’âge (il a 8 ans de plus que moi), c’est maintenant ou jamais »… je n’ai jamais su si il avait quand même été « un peu » heureux d’être futur papa… D’autant qu’il m’a dit ça tout en étant affalé sur le canapé.

Lors de l’échographie, j’étais seule quand j’ai appris que je n’attendais pas un, mais deux bébés.

 

L’angoisse m’est montée, autant par la peur de deux bébés à la fois, que par la peur de sa réaction. Je l’ai appelé (il était chez sa mère pour préparer Noël), et sa seule réponse fut « Je te rappelle ». Là encore, je n’ai jamais su exactement ce qu’il a ressenti.

Durant la grossesse, il ne m’a jamais touché le ventre, jamais eu encore et toujours ce que j’attendais de lui. Qu’il m’aime tout simplement….

Lorsque les enfants sont nés, je n’ai plus jamais existé. Je n’étais plus que la mère de ses enfants, la mère au foyer. Il était même désagréable dans ses paroles (mais c’était toujours pour rire ! ah ah, qu’est ce qu’on a pu se marrer !!), toujours à redire de tout alors qu’il ne faisait rien !

Eh oui, Jules était bien… Je m’occupais de tout, je n’étais pas trop « conne », j’étais présentable, ça lui suffisait. On ne se disputait jamais, je me pliais à ses moindres désirs pour qu’il soit heureux.

2 ans et demi après la naissance des jumeaux, j’ai discuté avec un ami de longue date qui m’a ouvert les yeux… Il m’a blessé, mais ça a été pour mon bien. Il m’a fait comprendre clairement que je n’étais plus la Carine qu’il avait connu… Moi qui était tellement exaltée, qui aimait rire, qui aimait sortir, faire la folle, en bref qui aimait vivre, j’étais devenue taciturne, ennuyeuse… Mon ami m’a foutu un sacré « coup de pied au cul »…

J’ai beaucoup réfléchi à ces mots… Et là, j’ai compris…

J’ai compris que je me battais seule, contre du vent.

 

J’étais la Don Quichotte de la relation amoureuse… Je me disais que Jules ne m’avait jamais aimé et que jamais il ne m’aimerait… Et que surtout, moi-même, je me fourvoyais… je me suis aperçue que j’avais cessé de l’aimer depuis un moment… A force de batailler pour qu’il m’aime c’était devenu chez moi une habitude. Et puis il y avait les enfants. Je me donnais corps et âme pour eux, je ne vivais plus que pour eux.

Alors j’ai pris la décision de le quitter.

 

La plus dure décision de ma vie car il y avait l’avenir de deux bouts d’choux qui n’ont rien demandé, mais surtout la meilleure. Avant de partir, je lui ai demandé s’il m’avait aimée un jour, ou s’il n’avait que de la tendresse pour la mère de ses enfants… Il m’a demandé la différence!!!

J’ai su ensuite qu’au tout début de notre relation, il avait une autre nana dans sa vie, qui était barmaid, qui avait un enfant, qui était « une grande gueule »… tout l’opposé de moi. En fait, il avait choisi la plus facile à vivre, peut être aussi la plus naïve…

Ma joie de vivre est revenue petit à petit…

 

Rien n’a été facile car en plus j’étais en congé parental, mais je m’en fichais… L’argent ne fait pas le bonheur (il n’a pas fait le mien), et je préférais me serrer la ceinture et être heureuse que de continuer une relation sans queue ni tête… Qu’étions nous hormis des colocataires après tout ?!

Un soir, Jules m’a appelée… Il m’a annoncé de but en blanc, qu’effectivement durant nos 8 ans de relation, il ne m’avait jamais aimé… Il était bien dans sa petite vie, il ne cherchait pas à être amoureux, seulement le confort d’une petite vie sans histoire. Je lui ai répondu que je le savais, que j’avais donné tout ce que j’avais pu, mais aussi que j’étais trop jeune pour continuer à vivre dans cette triste existence et que peut-être je passerais pour une idéaliste en disant ça, mais que j’avais envie de connaitre ce sentiment d’amour partagé, d’avoir des papillons dans le ventre, de sourire niaisement devant un sms ou un petit mot… J’ai terminé la discussion en lui disant qu’il était un « handicapé de l’amour », et que j’en étais triste pour lui, que je souhaitais qu’il tombe éperdument amoureux de quelqu’un pour vivre ce bonheur…

Quelques mois ont passé… J’ai recommencé à vivre, à rire, à profiter d’un paysage, d’une belle image… à sortir aussi, à rencontrer d’autres personnes.

Et un soir, j’ai rencontré Anna.

 

Une amie en commun nous a présenté l’une à l’autre.

Le courant est vite passé entre nous. Nous nous sommes retrouvées pour aller boire un verre ensemble (deux soirs de suite), et nous nous sommes découverts un tas de points commun. On était toutes les deux, et dans ces moments là, plus rien n’existait autour de nous. On s’est raconté nos vies, nos envies, nos rêves…

Je me rendais bien compte que je ressentais quelque chose de bizarre, que quand elle n’était  pas là, elle me manquait… Qui plus est, j’avais rarement rencontré une fille aussi belle. On passait nos journées à s’envoyer des sms… Jusqu’à un soir où j’ai compris… J’étais en train de tomber amoureuse d’elle… J’ai eu peur (jamais je n’ai ressenti la moindre attirance pour une fille), mais très vite le cœur a prit place sur cette frayeur.

Nous nous sommes retrouvées toutes les deux… et là, j’ai fait une chose que jamais je n’aurais pu faire auparavant… je l’ai regardé droit dans les yeux et je lui ai dit « Si je ne le fais pas, tu ne le feras pas ?! ».

Et je l’ai embrassée… et nous ne nous sommes plus jamais quittées.

 

Moi qui croyais savoir ce qu’était l’amour, je me suis trompée… Je l’ai découvert… L’amour pour moi porte un nom : Anna… Je n’imagine plus une seconde ma vie sans elle. Et ENFIN je les ai mes papillons dans le ventre, et ce sourire niais qui ne me quitte plus quand elle m’envoie un sms.

Des amis nous ont dit que nos échanges de regards ne mentent pas… non, ils ne mentent pas… on n’a pas besoin de parler ou de se toucher pour que les autres voient qu’on s’aime, ils n’ont juste qu’à le lire dans nos yeux.

Aujourd’hui j’aime et on m’aime de la même intensité…

 

Je n’ai plus à me battre pour essayer de créer un sentiment amoureux chez une personne… (Non mais soyons clairs, il faut être aussi idiote que je l’ai été pour croire qu’on peut forcer ou créer un sentiment amoureux chez quelqu’un).  

Mon bonheur se résume en 3 prénoms : Anna, Niaf et Niafette (ne m’insultez pas, ce ne sont pas les prénoms de mes enfants, ce sont des pseudonymes, j’aurais pu mettre Tic et Tac !!!).

Finie cette histoire d’habitude et de sécurité qui est un gouffre sans fin… Dans les deux sens, que ce soit pour celui qui le vit ou celui qui le fait vivre à l’autre, ça fait souffrir, ça peut même détruire…

Ma vie est devenue harmonieuse.

 

Mes enfants sont fous d’Anna, nous partageons tout, et surtout notre amour l’une pour l’autre.

Elle est devenue ma moitié. On rit, on pleure, on se chamaille comme des gamines, on partage tout… bref, on s’aime.

Attention, je ne suis pas en train de faire l’apologie de l’homosexualité (et je m’attends d’ailleurs à des réactions, libre à vous de vous exprimer).

J’explique juste que peu importe qui on aime, quelle que soit la personne,

à partir du moment où l’amour est partagé et est aussi intense l’un(e) pour l’autre,

la vie n’en est que plus merveilleuse…

Mesdames, Messieurs (si il y en a),

ne restez pas avec une personne qui ne se satisfait que de son propre bien être,

vous méritez bien mieux que cela…

« Aimer, c’est donner à autrui, par une sorte de pouvoir créateur, une existence supérieure »

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Célibattante Anonyme

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1 Comment
  1. Très belle histoire qu est devenue ta vie, comme quoi rien est jamais perdu. Beau message pour remonter le moral et demontrer qu il ne faut jamais baisser les bras.
    Belle vie à toute les deux et à tes sctroumphs.

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