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Le jour où…j’ai revu mon premier amour

Un matin identiques à tous les matins.  Depuis de nombreux mois. Voire des années.

Comme chaque jour, je me lève difficilement, me lave, avale un café en vitesse, choisis une tenue et me dirige d’un pas pressé vers mon RER. Je vais encore être en retard.



La pluie s’abat en continu sur les trottoirs de la ville. Depuis des semaines.

Après ma journée de travail, je rentrerai chez moi, me ferai décongeler un plat surgelé plus ou moins fade et regarderai un programme tout aussi fade à la télévision. Toujours les mêmes visages, les mêmes mots, les mêmes débats. Toujours le même ennui.

Pourtant, le soir venu, il se passe quelque chose d’extra-ordinaire. Je reçois un mail d’un destinataire à première vue inconnu. Je lis le contenu du message, jusqu’à la signature.

Stéphane.

Stéphane, mon premier amour, mon premier amant.

La première personne que j’ai aimée. La première avec qui j’ai rêvé. D’emménager, d’avoir des enfants, de partir en vacances.

Le premier homme qui m’a appris l’émoi, le frisson, le goût de donner et de recevoir.

Stéphane et ses cheveux bruns, son perfecto noir, sa moto- petite mais qui faisait quand même son effet devant le lycée.

Stéphane que les filles reluquaient en secret.

Stéphane qui, contre toute attente, m’a choisie, moi, pour une raison obscure.

Stéphane, le premier qui m’a brisé le cœur aussi.

En une fraction de secondes, mon cœur se soulève, bouge dans tous les sens, il ne tient plus en place. J’ai chaud. Je relis le message pour m’assurer que je n’ai pas rêvé. Non, c’est bien lui, aucun doute. Il me parle de notre passé. Il se souvient de nous.

Il s’excuse de débarquer ainsi dans ma vie, après si longtemps. Il me demande de mes nouvelles. Il aimerait me revoir.

Il me confie également avoir été marié, être le père d’un garçon. Mais avec sa femme, ça ne collait plus, alors comme beaucoup… La suite, on la connaît.

Il me propose qu’on se voie la semaine prochaine.

J’hésite- peu- puis j’accepte.

Les jours suivants, je repense à cette histoire. J’essaie de piocher dans ma mémoire quelques souvenirs triés sur le volet. Toutes les « premières fois » avec lui. Il y en a eu beaucoup.

Jusqu’à la rupture – premier effondrement dans ma courte existence. J’essaie de me souvenir des mots qu’il a employés en me quittant. Je ne me rappelle pas. Ils devaient être quasi inexistants. A dix-huit ans, on ne donne pas d’explication. On s’éloigne puis on part, c’est tout.

Ce qui me revient très facilement en mémoire, ce sont les jours, les semaines et les mois d’un mal de ventre atroce, l’impression de ne plus rien valoir, la certitude que plus jamais je ne revivrais ça. Les larmes acides qui coulaient sur mes joues chaque nuit.

Le souvenir de la première vraie douleur morale.

Je pense tant à lui et à tout ça pendant une semaine que j’ai la sensation, à la veille de nos retrouvailles, d’être retombée amoureuse de lui.

Je me suis replongée si fort dans cet état passé que j’en ressens à nouveau les symptômes, drôle d’impression !

Comme si les vingt dernières années n’avaient rien changé, ou pire : n’avaient pas existé. Comme si j’étais toujours cette lycéenne en quête du grand amour, si peu confiante en elle.

Samedi, 19 heures. Le moment est venu. Je suis assise à la table d’un café que je ne connais pas. J’ai les mains moites, le sourire figé. Tous les gens attablés semblent s’apercevoir que j’attends quelqu’un mais savent-ils l’émotion que je ressens, la peur ?

Quelques minutes plus tard, un homme entre, il regarde partout puis il me reconnaît. Moi pas.

Il y a bien le bleu des yeux mais le corps est moins mince, le sourire moins présent, les gestes moins délicats.

Ses mots ne me touchent plus, son histoire ne m’intéresse pas. Il est devenu un autre que je n’ai pas envie de connaître.

Je reste par politesse. La magie n’opère pas.

Nous ne sommes pas dans une comédie romantique américaine. Il n’y a même pas la musique.

Nous nous quittons sur le trottoir. Je m’entends lui dire que je le rappellerai. Je sais pourtant que je ne le ferai pas.

Mes rêves, mes illusions de ces derniers jours s’envolent avec le vent du soir. Je ne l’aime plus, je ne l’aimerai plus, nous ne reprendrons pas l’histoire là où elle s’est arrêtée.

Je rentre avec cette même solitude retrouvée.

Comme si nous venions de rompre. Pour de bon cette fois. Car je ne le reverrai plus et ne rêverai plus à cette idylle alors inachevée.

J’entends la voix de Michel Sardou quand il chantait à propos de la maladie d’amour :

« Le plus douloureux, c’est quand on en guérit ».

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