Lettre d'Amour d'une Célibattante - https://www.celibattantes.fr/

Lettre d’Amour d’une Célibattante

Hier, une Célibattante m’a demandé de transmettre un message à l’homme qu’elle aime. A celui qu’elle considère comme l’Homme de sa Vie. Cet homme qui est parti mais à qui elle ne cesse de penser, à en immobiliser sa vie. C’est magnifique de pouvoir et savoir exprimer ses sentiments de la sorte. De pouvoir dire à l’autre « Je t’aime. Je suis heureuse de t’aimer. Même si toi, tu ne m’aimes pas. Mais si un jour, n’importe quand, tu souhaites revenir, je serais là. Car c’est toi« .

« Mon amour,



Comme une thérapie. Je t’écris cette lettre comme un remède qui me soignerait définitivement.

De toi, peut-être, mais de notre relation plus particulièrement. Cette relation en laquelle j’avais fondé tant d’espoir. Probablement trop. Mais surtout, sans même t’en parler. Sûrement parce que moi-même j’en demeurais inconsciente.

Il n’est pas chose aisée que d’écrire sur ses sentiments, sans que cela ne soit dénoué de sens, au fur et à mesure que les mots se posent sur le papier.

Ou ne dérive vers des reproches insensés et inutiles, vide de toute construction. Mais je vais essayer. Je vais mettre au défi mon cerveau. D’aller à la rencontre de mon cœur, juste le temps de rédiger quelques lignes, qui me permettront de grandir et d’avancer encore.

Mais par où commencer?

Quel point de départ choisir et quelle ligne directrice suivre pour que tu comprennes sans que cela ne t’ennuie ? Pour que tu ne froisses pas entre tes mains cette feuille, avant même d’en avoir terminé la lecture ? Je ne sais pas. Mais je vais essayer.

Novembre 2012, je traîne à mes heures perdues sur ce site de rencontres sur lequel je suis loin d’être d’une grande assiduité.

En effet, après 2 ans de relation, tant passionnée que destructrice, et surtout après avoir été en couple plus d’un tiers de ma vie (c’est flippant à 28 ans), je me découvre enfin. J’apprends à me connaître. Pas moi en tant que fille de mon père, ni moi en tant que chérie de mon amoureux. Non. Moi en tant que femme libre et indépendante. Je travaille, même si je sais que ce n’est pas le job de ma vie. Je fais du sport, régulièrement. Je sors, je voyage, je suis retournée chez mes parents pour quelques mois, mais je suis bien. Je commence à me trouver jolie et à m’aimer pour ce que je suis, à avoir confiance en moi. En mes capacités, en mes valeurs, en MA valeur, en le fait que j’ai droit au respect après avoir frôlé la réduction à néant par ton prédécesseur.

Quand je disais que cela n’était pas facile, je constate déjà les dérives de mon écriture qui traduisent bien là ma novicité en la matière.

Ta photo était unique. Au propre comme au figuré d’ailleurs.

Et, à l’instar de ton profil, loin d’être probante. Je crois que c’était le 27 novembre, que, sans vraiment savoir pourquoi, au lieu de continuer à subir les innombrables sollicitations des hommes, je me décide à prendre les devants de chercher mon «Prince Charmant ». Et donc de choisir moi-même, selon MES critères. Tu m’apparais alors comme une évidence, que je suis aujourd’hui encore incapable d’expliquer de manière rationnelle. Au-delà de ta frimousse enjouée et de ta description provocante plus que synthétique, je crois que ce sont nos premiers échanges qui m’ont sans aucun doute convaincue de ton unicité, et fait comprendre qu’entre toi et moi, je ne sais pas ce que ce serait, mais en tout cas ce serait quelque chose, et de grand.

Si grand qu’aujourd’hui j’ai le sentiment de n’en n’avoir pas encore gravi le sommet. Comme stoppée dans mon ascension, quelques dizaines de mètres après le départ, quelques embuches insignifiantes et une chute grave sur un rocher pourtant loin d’être insurmontable, qui m’a immobilisé sans que je n’y puisse rien.

Parce que mon partenaire a décidé d’abandonner.

Parce qu’il a réalisé que je n’étais pas le binôme idéal pour grimper au sommet, parce qu’il m’a estimée trop fragile pour l’accompagner sur les neiges éternelles, parce que le nœud de notre cordage n’était pas assez solide pour qu’il accepte de prendre ce risque avec moi, parce qu’il a préféré arrêter l’aventure alpine, à ses yeux insuffisamment majestueuse et forte de sensations, pour s’attaquer à L’Everest de l’Himalaya qu’il imagine bien plus spectaculaire, exaltant, beau et hors du commun.

Je ne le comprends pas toujours, mais je vais essayer. Alors maintenant plusieurs choix s’offrent à moi, je te laisse imaginer lesquels.

Nos premiers échanges.

D’emblée, j’ai concomitamment l’impression de te connaître depuis toujours et une fascinante envie de te découvrir au plus profond de ton intimité. La légèreté mêlée à la fluidité et à la simplicité apparente de notre histoire me laisse rêveuse. Tu me fais rire et ton intelligence me surprend. Chaque jour qui passe te fait devenir de plus en plus attirant et sexy, et je réalise petit à petit, que mon amoureux (encore non identifié à ce moment) s’apparente aussi à une gravure de mode dont je ne suis à priori pas la seule à avoir succombé à ses charmes. Il est beau mon mec. Il est beau, il est drôle, il est gentil et il est cultivé. Il est gaulé comme un Apollon. Il me fait jouir et me suit dans mes moments de folie. Il est toujours au rendez-vous. Et j’aime à le suivre dans les toilettes de son travail après un pique-nique improvisé sur la pause du midi, danser et festoyer jusqu’au petit matin des jours durant avec ses amis tout aussi allumés, ou refaire le monde rien que lui et moi pendant des heures qu’on en voit le soleil se lever.

Il est timide parfois mon mec, mais ça le rend mystérieux. Cependant, il lui arrive également d’être froid, distant, incompréhensible, ambivalent et angoissé. Mais c’est aussi pour toutes ces raisons que je l’aime, même si je ne le sais pas encore.

Quelques mois passent et je découvre effectivement tes points d’amélioration.

Même si finalement je te connais encore très peu. Ta grande indépendance et mon refus de tomber de nouveau dans un attachement addictif et pervers, je pense ne pas avoir d’autre choix que d’inhiber mes émotions et finalement me refuse à vivre pleinement mon amour pourtant bien présent pour toi et surtout à te le déclarer. Je pense judicieux de rester dans cette position d’attente, que ta carapace tombe enfin, et que tu me dises et me prouves ces trois mots que j’attends tant mais qui me font tellement peur que je suis moi-même incapable de les exprimer. Il n’en n’est rien.

L’année passe et ce qui s’apparentait à un flirt poussé mais agréable semble demeurer une histoire de surface au sein de laquelle aucun projet ne se construit.

C’est le moment où l’inconscient se révèle. Celui où je me rends compte que oui Eric, au bout de plus d’un an d’inoubliables moments passés avec toi, je t’aime.

Je t’aime mais je ne te le dis pas.

Et je vais encore une fois glisser dans les travers de ma crainte de l’abandon en agissant à l’opposé de ce qu’il devrait être dans un couple secure, pensant naïvement que cela va me protéger de l’échec et de la douleur post-rupture, ce vers quoi je te conduis, ce vers quoi je nous conduis. Je n’ai plus les commandes en mains. Tel un pilote qui ne maîtrise plus son véhicule, tel un copilote perdu sur sa carte, je me perds dans le rôle d’un passager qui n’a plus aucun pouvoir sur le chemin de son destin, et, qui a l’impression qu’il ne peut que se contenter de crier, plutôt que d’un coup de volant remettre le bolide sur la bonne route. J’ai pourtant quelques années de conduite à mon actif, mais ma confiance en moi pas suffisamment entérinée durant ma (trop ?) courte période de célibat me fait douter quant à mes capacités à partir en périple avec une Ferrari, l’image que j’ai de notre relation.

Quand bien même. Les sentiments ne sont visiblement présents que d’un côté : le mien.

Et tu me le fais bientôt savoir devant mon insistance et après une rupture plus que compliquée. Cette sensation de vide m’envahit de nouveau. J’ai l’impression de revivre mes fêtes de fin d’année 2011. Que l’histoire se répète et qu’il y a quelque chose que je n’ai encore pas compris. Je te voyais pourtant comme le père de mes futurs enfants même si l’envie n’était pas encore tout à fait présente à ce niveau et que j’aspirais à d’autres sensations plus puériles et folles sur le moment. Je m’imaginais pourtant très bien vivre avec toi mais d’une manière différente, c’est d’ailleurs pour cela que je t’avais « choisi ».

Des projets avec toi j’en avais moi, oui, seulement moi…..

Mais devant ta froideur et ton impertinence à l’égard des sentiments, j’ai préféré les enfouir par peur de te faire fuir et de te perdre car c’était tout ce dont je redoutais.

Aujourd’hui rien n’a changé, enfin presque. Je suis seule mais heureuse.

Et surtout je suis surprise à 31 ans passé de pouvoir apprendre encore tellement de choses sur moi-même. Sur l’amour aussi. Parce que oui aimer une personne c’est l’accepter tel qu’elle est sans vouloir la changer. Mais c’est aussi consentir que cela ne soit pas réciproque ou qu’elle puisse trouver le bonheur en dehors de la sphère couple dans la mesure où elle existe encore. Pire, c’est se soumettre au fait que l’amour puisse être à sens unique et qu’elle s’épanouisse dans un autre cercle qu’elle pourra former avec une autre personne.

Aimer c’est laisser vivre, c’est avoir le pouvoir de transformer la douleur et la souffrance en un sentiment de joie pour celui que l’on aime, même s’il décide d’être heureux sans nous et surtout avec quelqu’un d’autre.

C’est ce que l’on appelle apparemment l’amour inconditionnel, le vrai, celui qui ne connait pas la souffrance. Et ça…… bordel que c’est dur…..

Ces trois pages pour te dire Eric mon bel Eric, que je t’aime.

Je n’ai jamais aimé quelqu’un aussi profondément que toi. Je sais que j’ai pu te blesser parfois et je m’en excuse. Aujourd’hui tu restes l’homme avec qui j’ai envie de réaliser des projets bien plus grands que ceux que j’ai déjà pu construire seule. Mais j’ai bien compris que tes sentiments étaient ailleurs et qu’ils ne se tourneraient jamais vers moi. C’est extrêmement difficile à accepter, mais je vais essayer. Tu resteras l’amour de ma vie malgré cela. Mais, si demain tu changes d’avis, pour je ne sais quelle raison, et dans la mesure où je n’ai pas décidé de retenter l’aventure de la montagne avec un autre partenaire, tu devras me conquérir tel un trophée car j’ai peur. J’ai peur mais surtout je ne veux pas que nos entrevues libertines te fassent croire que pour avoir la chance de vivre quelque chose de grand et vrai à mes côtés il te suffit de claquer des doigts car c’est loin d’être le cas. C’est un peu ça aussi l’amour parfois, mais il faut essayer.

Je ne sais pas ce qu’il m’a manqué ni ce qu’il a manqué à notre relation pour que cela fonctionne et après tout je m’en fiche c’est le passé.

Mais sache-le Eric, tu es un homme intelligent, beau, gentil, complexe mais attachant, tu n’es pas comme tout le monde et j’aurais été extrêmement fière de terminer cette ascension avec toi peu importe la durée, la complexité de l’aventure et son issue finale.

JE T’AIME TRES FORT et je t’embrasse.

J’aurai essayé….

S. »

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