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Elle a peur

Depuis que j’ai créé ce blog, je reçois beaucoup de messages de Célibattantes pensant être incapables « de se (re)mettre dans une relation ». Elles en ont envie. Plus que tout. Mais elles en sont incapables. Elles ont peur. Peur d’elle-même, peur de l’autre. Surtout d’elles-mêmes et de leurs névroses.

Et hier j’ai échangé avec une jeune femme (qu’on va appeler Martine en souvenir de mon enfance…donc après « Martine au Zoo »…découvrez « Martine et les mecs ». Vachement plus intéressant comme sujet! 🙂 Next time promis, « Martine se fait dépuceler »). Voici son discours et ses ressentis, que nous pouvons toutes comprendre :



Pourquoi quelqu’un l’aimerait pour ce qu’elle est?

 

Elle a peur de s’attacher et qu’on la quitte…en oubliant de profiter de ce qui est là.

Elle analyse tout :

  • Une intonation de voix différente;
  • Un texto qui ne répond pas à ce qu’elle attendait;
  • Une phrase qu’elle ne lit pas de la bonne manière…

Elle voit toujours le négatif.

Pourquoi s’attacher quand on sait que cela finira mal? Que l’autre l’abandonnera.

Elle n’a pas de nouvelles pendant une journée et alors tout tourne en boucle, le moindre petit détail.

 

Elle en trouvera bien un qui expliquera ce silence.

Ce serait tellement simple pourtant de se dire « Une journée sans nouvelle ne veut rien dire. Chacun a sa liberté et son indépendance ».

Ce qu’elle pourrait très bien envisager vu qu’elle aime son indépendance. Mais celle de l’autre lui est insupportable. Car elle veut forcément dire qu’elle n’est pas à la hauteur. Pas digne d’être aimée. Et pourtant elle a tellement à donner. Il est peut-être là le problème.

Elle a peur. Elle meurt de trouille. Pourtant « Avoir peur, c’est mourir mille fois, c’est pire que la mort » disait Jean Anouilh. (Je sais, je sais…je la cite souvent celle-ci! Mais c’est tellement vrai!).

La peur empêche de rêver et donc de vivre.

Le rêve est la première marche vers l’accomplissement….

et donc le bonheur.

Elle veut trop donner. Tout et tout de suite.

 

Bien qu’elle sache que les plus belles histoires se construisent en douceur, en laissant l’autre s’épanouir, sans dépendance.

Et vous savez pourquoi elle veut trop donner, et tout de suite ? Car elle a peur que l’autre ne réalise qu’elle n’est pas assez bien pour lui.

Et lui ? Il aura beau essayer de la rassurer, elle aura encore cet amer sentiment d’illégitimité. Elle est secrètement persuadée qu’il va, un jour ou l’autre, la quitter pour une fille plus belle, plus intelligente…et avec des plus gros seins (non ça c’était pour la blague, Martine se fiche de son tour de poitrine 🙂 Bien qu’un ou deux bonnets en plus, elle ne cracherait pas dessus, bref..ce n’est pas le sujet!)

Et elle n’arrête pas :

  • « Comment tu m’aimes ?» 
  • «Combien tu m’aimes ?» 
  • «Prouve-moi que tu m’aimes »…

Mais toutes ses incertitudes de l’amour virent à l’obsession et parasitent tout. Les mecs ont une patiente assez limitée. C’est peu de le dire croyez-moi!

En y réfléchissant toutes les deux, on a constaté que son plus gros problème est la peur de l’abandon.

Peur de l’abandon qui cause chez elle un mal-être immense.

Cette peur de l’abandon est due à 2 événements.

 

  • L’adultère de son père. On est donc dans un cas de transmission transgénérationnelle

En effet, le traumatisme d’un parent avec ses retombées émotionnelles peut se transmettre à la génération suivante. De la même façon que les parents transmettent à leurs enfants un système de croyances et de valeurs, ils peuvent également leurs transmettre des modèles émotionnels de conflits et de tensions.

Julie ne fait alors que reproduire les angoisses et les peurs de sa mère. Elle qui s’est sentie abandonnée lui a transmis cette angoisse de manière totalement involontaire, mais qui s’est transformée en angoisse viscérale chez elle.

  • La rupture d’avec son grand amour

Il est parti donc c’est de sa faute. Elle ne devait pas être assez bien puisqu’il a trouvé mieux (Martine, tu l’as bien regardée??? T’es beaucoup mieux qu’elle! Elle est frisée, rousse et a des gants de toilette à la place des seins…Ah non pardon! ça c’est « grognasse », la belle-mère de mon fils!! Oups j’ai confondu…!).

Donc dans son esprit, elle n’est pas digne d’être aimée puisqu’on l’a déjà abandonnée. Cette croyance va dès lors sous-tendre toutes ses relations sociales et affectives. Elle oscille ainsi entre hyper-sociabilité et hyper-agressivité, selon qu’elle ressente le besoin viscéral d’être aimée ou qu’elle désire provoquer le rejet de l’autre, convaincue qu’elle aurait inévitablement à le subir un jour. Un cercle vicieux, qui la mène à des conduites paradoxales : elle aime, mais elle quitte avant d’être quittée ; elle déclenche le conflit avant qu’il n’arrive ; etc. .

Mes conseils ?

 

Je ne suis pas très qualifiée malheureusement. Mais voici ce que je lui ai dit :

  • Ecris tes souffrances. Relis-les, et rigoles-en. Car tu sais bien que tout ceci n’est pas raisonné ni raisonnable;
  • Travaille sur toi pour améliorer l’image que tu as de toi, développer ta confiance en toi et gérer tes émotions. C’est un travail de tous les instants;
  • Apprends à t’aimer. C’est la base;
  • Accepte d’être aimée pour celle que tu es vraiment. Ne te crée pas un personnage car tu auras l’impression d’être une intruse;
  • Prends des risques. Oui l’amour est risqué. Peut-être partira t-il un jour. Peut-être que tu partiras un jour. Mais profite de ce bonheur que la vie t’accorde;
  • Quand tu paniques, raisonne-toi, revalorise-toi, garde tes sentiments pour toi au lieu de les faire instantanément partager à l’autre. Tu n’y arriveras pas forcément seule (même très rarement) donc appelle une amie;
  • Adopte la pensée positive;
  • Abandonne-toi. Lâche prise. C’est tellement délicieux.

 

Remplace ta peur de l’abandon

par l’abandon dans l’amour

 

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Sarah du Breuil

#DigitalMum & #Entrepreneuse | #Blogueuse le jour, #Maman & #Epicurienne la nuit, ou l'inverse | I'm not 35. I'm 18 with 17 Years Experience

5 Comments
  1. Chouette chronique.
    Par contre je pense que la citation est de Stefan Zweig et non pas de Jean Anouilh, bien que cela aurait pu lui ressembler beaucoup.

  2. Waouuuuu je me reconnais tellement dans cette fille!
    Je suis exactement comme elle!

    Mon probleme est le même que le sien: toujours peur d être abandonnée pour mieux que moi! Je manque de confiance en moi vis à vis de certains hommes! Et comme par hasard c’est toujours les hommes qui ne savent pas me rassurer qui me font craquer! J essaie de travailler sur moi, notamment j essaie (j ai bien dit essaie car c’est vraiment très difficile) de faire confiance à l autre!il faut que j arrête d être jalouse et surtout de m inventer des histoires qui ne riment à rien et me rendent malheureuse! C est un travail vraiment compliqué quand on manque de confiance en soi!
    Qu est ce que j envie les personnes qui ne sont pas jalouses, qui ont une totale confiance en eux et en leur partenaire! Ces gens là ne savent pas à quel point ils ont de la chance!
    Quand j ai des doutes, je compte sur ma meilleure amie et aussi UN meilleur ami. Un avis masculin est vraiment ce qu’il y a de mieux! Il sait me valoriser, me donner confiance en moi, trouver les mots pour me montrer que je suis aussi bien qu une autre!
    Ce qui est paradoxal, C est que de l’extérieur, les gens pensent que je suis sure de moi! Car je ne montre que très rarement mes faiblesses, mes doutes!!! Mais s’ils savaient combien au fond de moi je doute!!!

    Commençons par nous aimer et par ne pas avoir besoin de l autre pour être bien! C’est tellement plus facile à dire….
    J espère un jour pouvoir y arriver

  3. Je me reconnais vraiment beaucoup dans cette chronique de célibattante, petit conseil j’ai écouté une conférence d’un psy Daniel DUFOUR qui parle très bien de ce sujet le titre est la blessure de l’abandon (il a aussi fait un livre). Je sais que j’en souffre et que cette blessure m’as fait de venir une dépendante affective, tous tes conseils Sarah sont exactement ce qu’il faut seulement pas évident de mettre en application… partout la solution est s’aimer soi même mais comment vraiment y parvenir?

  4. La loi de Murphy :  » ce qui doit arriver va arriver ».
    Rien n’empêche la peur de l’abandon. Si on doit te quitter on te quittera. Alors pourquoi s’empêcher de vivre une histoire dont on tirera un minimum de bénéfice ou au mieux d’expérience ?
    L’important c’est SOI !
    TU CONNAIS TA VALEUR ET PEU IMPORTE QUE UN OU DES CONNARDS N’EN ONT PAS EU CONSCIENCE !
    Nous sommes des femmes exceptionnelles et méritions d’être aimée comme il se doit, selon nos valeurs et attentes.
    Que celui qui n’est pas au niveau trace sa route et nous encombre pas !
    Dans la vie on fait des choix.
    Mon choix c’est de m’aimer avant tout. Cela fait de moi une meilleure mère, une meilleure amie et une meilleure femme !
    Je ne suis pas trop exigente et ne vous laisser pas convaincre par ce genre de propos !
    Assumez qui vous êtes, ne reniez pas vos valeurs et NE VOUS OUBLIEZ PAS !
    Il ne sert à rien de rester enfermer, d’emprisonner notre cœur pour ne pas souffrir.
    Ce qui doit arriver arrivera (loi de Murphy !) …

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