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Quand l’amour ne suffit pas

Toi et moi ça n’aurait pas du. Tu es marié. Mais l’amour va bien au-delà d’une signature sur un papier. Il se moque des circonstances. Il est là. Bien plus fort. Il s’impose comme une évidence jusqu’à ce que les évidences s’imposent et détruisent tout. Et tu n’as pas su, pas pu, pas eu le courage d’aller jusqu’au bout de ta démarche. Comment peut-on vouloir tuer l’amour?

Soit disant que l’amour ne suffit pas. Non, je ne comprendrai et n’accepterai jamais.

 



Aujourd’hui je danse sur de la musique trop forte pour ne pas entendre mon cœur t’appeler.

Je danse pour ne pas reculer et chante pour ne pas pleurer.

L’amour est si fort. La souffrance et le vide si grand.

Chaque espoir me transporte et chaque rechute me transperce. Toujours plus fort.

Que reste t-il de moi?

 

Un bout de femme usée. Brisée. En colère. Et d’une tristesse infinie.

Un bout de femme qui rit pourtant aux éclats pour tromper la vie. Tromper le vide. Tromper le mal.

J’ai mal d’être, d’avoir été et de devenir.

Mal d’avoir cru, de croire encore et toujours voulu croire.

Mal d’avoir vécu et rêvé au rythme de tes baisers, de ton souffle, de tes caresses et de tes mots.

Je me bats et me débats. Je pleure. Je ris. Parfois les deux en même temps.

Je prie car j’ai la foi. La foi au bonheur. La foi en la vie. La foi aux multiples possibilités de l’existence. Car dans la vie toute puissante l’impossible n’existe pas.

Je suis une fée qui coud et découd ses ailes.

 

Car elle n’arrive pas à voler et cherche en vain un moyen d’y parvenir.

Je comble le vide par le vide en laissant revenir les vieux démons.

Alors je tiens fermement mon corps et le condamne doublement au vide. Pour ne penser qu’à lui et pas à toi. Je lui fais entendre sa propre résonance. Celle de l’absence.

Une façon assez singulière de se protéger de ce qui échappe au contrôle. Une façon de contrer l’abandon, la peur, le vide, la tristesse et d’exprimer la colère.

Je veux une vie légère, comme une petite fée.

Ma fée…comme tu m’appelais.

Mon Dieu combien je t’aime.

 

Et combien j’aimais ta façon de me voir. Combien j’aimais celle que tu aimais. Et combien je nous aime.

Tu me manques tant.

J’ai le cœur dévasté et je ne sais comment envisager de laisser quelqu’un m’approcher. A chaque tentative je fais machine arrière, terrorisée et nauséeuse.

Comment passer à autre chose après ce qu’on a vécu? Toi qui as mis la barre si haute.

Qui trouvera grâce à mon cœur maintenant?

On se téléphonait dès que possible, parlait des heures et se racontait tout. Chaque élément de ma journée ou de la tienne – même insignifiant – on se les partageait faute de l’avoir vécu ensemble. Notre complicité me manque.

Chaque moment vécu ensemble fût fabuleux.

J’ai compris ce qu’était le bonheur en tenant ta main.

 

Toi et moi, on était amis et amants.

On était Nous. Deux êtres qui s’étaient enfin trouvés comme on aimait le dire.

J’ai si mal de continuer à t’aimer. Si mal de t’oublier.

J’ai si mal de ressentir encore si fort tout ses fabuleux moments et toutes ses étreintes quand sur notre image vient se superposer l’idée ou tu es allongé à ses cotés.

Ce que je peux être misérable.

Je veux hurler. Vomir. M’arracher la peau ou ton empreinte s’éternise. Extraire mon cœur de mes entrailles. Ne plus jamais rien ressentir.

 

Je suffoque sur nos souvenirs et nos projets avortés.

Ce que la vie peut être devenue fade et le quotidien lourd.

Mes nuits me laisse un goût macabre et pervers qui m’accompagne trop longtemps. Des scénarios épouvantables ou tu es avec elle. Ou, à l’inverse, tu reviens me criant ton amour. Le réveil n’en est que plus poignant.

Je voudrais sortir de mon propre corps. Ce corps qui a perdu l’appétit, que je nourris si peu. Je le regarde changer pour soulager mon cœur flétri comme si ce vide qui me remplit semblait me rendre plus forte à chaque kilo en moins.

Ce corps qui aurait du porter notre enfant, je le punis. Il paiera pour toi et pour ma naïveté.

Je suis épuisée par mes monologues. Par mes espoirs désespérés. Désespérants.

 

Je suis écœurée. En colère et d’une infinie tristesse.

J’ai ce paquet dans les bras. Tout cet amour inutile qui pèse, dont je ne sais que faire.

Je voudrais tant te le donner car j’aime tant ça te donner. Mais c’est impossible.

Nous étions des âmes sœurs. Tu le disais.

Où que tu ailles, je t’aurais suivi.

Et aujourd’hui plus rien. Le néant.

Et sans cesse ces pensées. Ces questionnements qui me harcèlent. 

Mon esprit ose encore se laisser aller à des fantasmes à deux.

 

Je me surprends alors à sourire à l’idée d’un baiser, d’une caresse. Mais grand Dieu comment cela est il possible?

Je m’horrifie quand je pense que toi, pendant que je souffre et que je tombe, tu continues ta petite vie à côté de celle dont tu ne voulais plus et qu’aujourd’hui c’est elle que tu touches.

Je te hais, je suis tellement en colère.

Toi qui me disais que tu n’avais jamais aimé quelqu’un autant que moi. Pas même elle. 

Comment peux-tu faire comme s’il n’y avait rien eu?

 

Où suis-je là dedans ? Ne fais pas semblant de ne pas savoir!

Je voudrais pouvoir exorciser ça de tout mon être.

Une part de moi fait tout pour oublier. L’autre refuse l’idée de passer à autre chose. Un duel infernal entre réalité et indicible espoir. 

Nous étions tellement beau ensemble, comment pourrais-je renoncer?

Le temps passe. Je regarde les autres vivre et se construire un bonheur que j’ai caressé du bout des doigts et qui me fut arraché.

Mon être est imprégné de toi.

 

Comment arriverais-je à nouveau à faire confiance à quelqu’un?

Souvent en rentrant chez moi, je m’imagine que tu seras là. A m’attendre. Un bouquet de fleurs à la main… mais il n’y a personne. Peut être demain…

Je voudrais tant que tu te battes pour nous. La vie est courte. On a eu cette chance de se trouver, ça vaut peut être le coup de prendre des risques. Mais soit disant,  l’amour ça suffit pas toujours.

Mon tendre Amour

Toi que je hais tellement je t’aime

Toi pour qui mes yeux s’emplissent de larmes à chaque pensée vers toi

Toi qui m’a laissée au bord d’une route

Toi qui a refusé d’assumer notre amour

Je te hais, vas t-en

Vas t-en, mais par pitié reviens

Je t’aime tant

Ta fée.

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Célibattante Anonyme

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6 Comments
  1. Très beau message, très poignant et si triste. Chère Célibattante anonyme, je te souhaite de trouver les ressources en toi pour faire le deuil de ce qui n’est plus.

    Ce sera sûrement une banalité que de te dire que tu as au moins le temps de votre histoire vécu quelque chose de magique et merveilleux : un amour infini.

    Merci pour ce témoignage qui a résonné en moi. Sois forte.

  2. Chère Fée,

    J’ai eu l’impression de me lire dans ton texte poignant. Cette souffrance, ce sentiment d’injustice, cette impression de gâchis incommensurable…

    Crois-moi, on finit par s’en relever. Avec (beaucoup) de temps, le soutien des ami/es, d’autres occupations. Et au bout d’un moment, grâce à d’autres rencontres. Qui font parfois replonger d’autant plus profondément… comme tu le dis, difficile de passer après ce qu’on a pris pour la perfection (ce n’est qu’une illusion, je te le garantis).

    De mon côté je garderai cette cicatrice à vie, elle sera sûrement douloureuse encore longtemps.

    Mais on avance, et de temps en temps on se rend compte qu’on a grandi, et qu’on a arrêté d’y penser en continu (quelques heures, puis un jour… pas encore plus que ça me concernant), et que les souvenirs et les questions se font un peu moins douloureux.

    Courage à toi, tu peux le faire. Donne une chance à la vraie vie 🙂

  3. Oh comme je sais ce que tu ressens ! Ces mots je les ai écrits 100 fois… si tu veux en parler dis moi… Moi il est revenu. Mais ce n’est toujours pas simple. Sois forte…

  4. Dans la vie on ne récolte que ce que l’on sème : c’est un Juste retour de bâton ! on ne convoite l’homme d’une autre quand on se respecte un minimum …

  5. Merci pour tes mots que j’aurai pu écrire tellement je les comprends . Il ne s’agit pas d’une aventure, il ne s’agit pas d’une passade. Il s’agit d’avoir rencontré l’Amour de sa vie, son âme sœur. Peu de personnes peuvent le comprendre sans avoir vécu cette situation. Dur dur d’avancer par la suite quand tu es persuadée au fond de toi que c’était « Lui ». De mon côté, nous avions décidé ensemble de franchir le cap et de se séparer de nos conjoints respectifs. J’ai fait le pas. Je suis partie, malgré une famille et un enfant. Chez lui cela a provoqué un tsunami, malgré les infidélités répétées de sa femme, il n’a pas eu le courage d’aller jusqu’au bout. Depuis, je survis, car les souvenirs qui nous lient m’empêchent de me dire que c’est fini. Il me dit être toujours amoureux de moi, mais n’a pas le courage d’être « égoïste » et de briser sa famille.
    Si tu veux que nous discutions en privé, ce sera avec grand plaisir.

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